
ÉTATS-UNIS - Alors qu'elle détenait une avance sur Donald Trump depuis le début de la campagne, Hillary Clinton se retrouve dans les sondages nationaux au coude-à-coude avec le magnat de l'immobilier.
La probable future candidate des démocrates a en effet vu sa cote de popularité brutalement chuter à la mi-mai, après un mois d'avril où elle distançait pourtant son concurrent de plus de dix points.
Comme le met en évidence le site Real Clear Politics, l'ancienne Secrétaire d'État vient d'enregistrer trois mauvais sondages où Donald Trump est donné gagnant en cas de duel. Résultat, pour la première fois, les courbes s'inversent.

Le dernier sondage publié, réalisé pour le Washington Post et la chaîne ABC –mis en ligne dimanche 22 mai–, donne un léger avantage à l'homme d'affaires new-yorkais, crédité de 46% contre 44% pour la candidate à l'investiture démocrate.
Empêtrée dans des primaires sans fin
"Les sondages si éloignés du jour du scrutin ne veulent rien dire", a-t-elle objecté dimanche, lors de son passage dans l'émission "Meet the Press", de la chaîne NBC. Il est aussi bon de noter que ce faible écart s'inscrit dans la marge d'erreur.
Ce resserrement illustre cependant la relative faiblesse de Hillary Clinton, toujours empêtrée dans des primaires qui n'en finissent pas face à Bernie Sanders qui refuse de lâcher prise. La démocrate reste en plus de cela une personnalité controversée qui peine à emballer la gauche américaine et à gagner la confiance des Américains.
Même si l'impopularité historique de Clinton comme de Trump –57% des électeurs ont une opinion défavorable de chacun d'eux, selon le Washington Post– n'aide en rien leur potentiel duel, l'élection du 8 novembre est encore loin et historiquement, les sondages nationaux ne deviennent significatifs qu'après les conventions d'investiture, qui auront lieu cette année dans la dernière quinzaine de juillet.
Sans compter qu'une grande partie des États attribuant la totalité de leurs grands électeurs au candidat qui obtient la majorité du vote populaire, l'élection se joue en fait dans une douzaine d'États-clés, les swing states. États où Hillary Clinton a encore l'avantage, notamment grâce à sa popularité dans les minorités noire et hispanique.